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  • Dans la zone évacuée de Fukushima, des experts internationaux s’entra?nent à intervenir efficacement en cas d’urgence nucléaire

    Des spécialistes de l’intervention d’urgence se sont réunis pendant une semaine dans la préfecture de Fukushima pour suivre une formation technique de l’AIEA sur la surveillance d’une situation d’urgence radiologique.

    Workshop participants receive guidance on field sampling techniques in a formerly inhabited area. (Photo: IAEA).

    Des spécialistes de l’intervention d’urgence venant d’Ukraine, d’Asie du Sud-Est et d’Australie se sont réunis pendant une semaine dans la préfecture de Fukushima, la région touchée par l’accident nucléaire survenu en 2011 à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, pour suivre une formation technique de l’AIEA sur la surveillance d’une situation d’urgence radiologique. 

    Financé par le Ministère japonais des affaires étrangères dans le cadre de son soutien à l’Ukraine, l’atelier était axé sur le renforcement de la coopération internationale et accordait la priorité à la participation ukrainienne, ce qui tenait compte du besoin de perfectionnement du pays en matière de préparation et de conduite des interventions d’urgence.  Le Centre de création de capacités du Réseau d’intervention et d’assistance (RANET) de l’AIEA a dispensé la formation du 20 au 24 octobre 2025 au Centre pour la création environnementale de la préfecture de Fukushima.

    ? L’expérience du Japon en matière d’intervention d’urgence n’est pas seulement un atout national, c’est aussi une ressource mondiale ?, a expliqué Karine Herviou, Directrice générale adjointe chargée de la s?reté et de la sécurité nucléaires à l’AIEA. ? Par la mise en commun des enseignements tirés de l’accident de Fukushima Daiichi, nous contribuons à renforcer la résilience bien au-delà des frontières japonaises. ?

    ? Grace aux initiatives de l’AIEA, le Japon fournit un soutien à l’Ukraine, dont la s?reté nucléaire est menacée. Nous espérons que cet atelier aidera l’Ukraine à renforcer ses capacités d’intervention dans des situations d’urgence nucléaire ou radiologique ?, a déclaré Kenichiro Tanaka, directeur de la Division de la coopération internationale dans le domaine nucléaire du Ministère japonais des affaires étrangères.

    Contr?le radiologique et échantillonnage d’éléments

    Les participants ont bénéficié de cours théoriques et d’exercices pratiques dans certaines des zones les plus touchées de Fukushima. Les activités menées comprenaient le contr?le radiologique et l’échantillonnage de l’environnement sur des sites tels que l’ancienne école élémentaire Kumamachi dans la ville d’Okuma et Yasuragi-Sou, un établissement d’hébergement pour personnes agées dans la ville de Namie, deux batiments inhabités depuis la catastrophe.  Sous la houlette de formateurs de l’AIEA et de l’Organisation australienne pour la science et la technologie nucléaires, les participants ont utilisé des sacs à dos munis de systèmes de surveillance, des spectromètres gamma et des contaminamètres afin de collecter et d’interpréter des données dans des conditions réelles.

    Des experts de l’AIEA préparent le matériel de surveillance sur le terrain pour pouvoir procéder à des mesures de spectrométrie gamma durant l’exercice. (Photo : AIEA)

    Formation en conditions réelles

    L’utilisation du Système international d’information sur le contr?le radiologique de l’AIEA a constitué un élément central de la formation. Les participants ont téléchargé des données de terrain sur une plateforme sécurisée de formation et se sont familiarisés à la visualisation et à l’analyse des résultats pour une prise de décision rapide en situation d’urgence nucléaire ou radiologique.

    ? La formation en conditions réelles, où il est possible de mesurer des niveaux de rayonnement et de simuler des interventions d’urgence, permet aux participants d’acquérir des compétences qu’ils ne pourraient pas acquérir dans un cadre purement théorique ?, a expliqué Karine Herviou. ? Cette méthode est particulièrement intéressante pour les pays tels que l’Ukraine, où la capacité d’intervenir rapidement et efficacement en cas d’incident radiologique est primordiale. ?

    Des participants venant d’Indonésie, de Malaisie, de Singapour et d’Ukraine figuraient dans la liste internationale des participants à l’atelier, ce qui témoigne de l’engagement pris par l’AIEA envers le renforcement des capacités dans différentes régions. Partenaire de longue date des activités de l’AIEA en matière de préparation des interventions d’urgence, le Ministère japonais des affaires étrangères continue de soutenir ces efforts en faisant en sorte que les enseignements tirés de Fukushima éclairent les normes et les pratiques mondiales.

    à l’avenir, l’AIEA prévoit d’organiser d’autres ateliers au Japon, comme l’exercice de l’équipe conjointe du RANET et un atelier sur la communication avec le public dans des situations d’urgence nucléaire, lesquels comprendront des enseignements relatifs à l’atténuation de la mésinformation et de la désinformation. 

    ? Le partenariat entre l’AIEA, le Japon et les pays participants est essentiel pour le renforcement de la s?reté nucléaire à l’échelle mondiale ?, a précisé Karine Herviou. ? C’est en nous formant ensemble à Fukushima que nous nous préparerons à relever des défis qui ne connaissent pas de frontières. ?

    Des participants recueillent des échantillons de l’environnement dans le cadre de leur formation pratique au contr?le radiologique. (Photo : AIEA)

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