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  • L’AIEA et la FAO mènent à bien une évaluation visant à renforcer la sécurité alimentaire au Bénin

    Une mission Atoms4Food a examiné les systèmes de production agroalimentaire du Bénin et recensé des possibilités d’élargir l’utilisation de la science et de la technologie nucléaires pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition.

    à la fin de la mission, l’équipe a présenté ses conclusions au Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, et formulé des recommandations sur les applications de la science nucléaire susceptibles d’améliorer la sécurité alimentaire. (Photo : V. Owino/AIEA).

    Une mission Atoms4Food a examiné les systèmes de production agroalimentaire du Bénin et recensé des possibilités d’élargir l’utilisation de la science et de la technologie nucléaires pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition.

    Les experts de l’AIEA et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se sont penchés sur la production de ma?s et de riz – les deux principales cultures du pays – ainsi que sur la gestion des sols et de l’eau, la santé animale, les pratiques d’élevage et de pêche, la surveillance de la sécurité sanitaire des aliments et la nutrition dans le cadre de la santé publique. Ils ont rencontré des représentants du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche et visité des installations de production alimentaire ainsi que des établissements et laboratoires spécialisés dans l’agriculture, la science des sols et la sécurité sanitaire des aliments.

    L’équipe a déterminé que la science et la technologie nucléaires pouvaient apporter une valeur ajoutée aux systèmes agroalimentaires du Bénin de plusieurs fa?ons, notamment en améliorant la productivité des cultures et du bétail. 

    Lancée en 2023, l’initiative Atoms4Food fait fond sur l’action menée en partenariat par la FAO et l’AIEA depuis 60 ans afin de lutter contre la faim et de renforcer la sécurité alimentaire grace à la science et à la technologie nucléaires. à ce jour, 38 pays ont demandé un appui dans le cadre de cette initiative. On trouvera ci-après les principales conclusions de la mission, qui s’est achevée à la fin de 2025.

    L’agriculture, moteur essentiel du développement

    L’agriculture assure les moyens de subsistance de près de 70 % de la population béninoise et reste le principal moteur de l’économie nationale. En dépit d’une croissance économique régulière, le Bénin continue de faire face à des problèmes de sécurité alimentaire, en particulier dans les zones rurales, où les petits exploitants sont vulnérables à la variabilité des conditions météorologiques.

    Le Gouvernement a fait de la modernisation et du renforcement de la résilience du secteur une priorité de sa stratégie nationale de développement.

    La productivité du bétail est entravée par la faible performance des races élevées et la mauvaise gestion de l’alimentation animale et de l’eau ; de plus, les maladies comme la trypanosomose nuisent à la production de viande et de lait. Le contr?le de la sécurité sanitaire des aliments est limité et les capacités d’analyse nécessaires à la surveillance des produits alimentaires sont centralisées à Cotonou, dans l’extrême sud du pays.

    ? L’initiative Atoms4Food est parfaitement alignée sur les priorités stratégiques du Bénin, à savoir garantir la sécurité alimentaire et améliorer la productivité de notre secteur agricole ?, a déclaré le Ministre béninois de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Cossi Dossouhoui. ? Le partenariat noué avec l’AIEA et les connaissances techniques qu’elle apporte sont essentiels et nous permettront de consolider notre capacité d’offrir aux producteurs des solutions fiables, d’améliorer les rendements et de réduire au minimum les pertes après récolte. ?

    Innover grace à la technologie nucléaire

    L’évaluation a permis de recenser les domaines dans lesquels la science nucléaire pourrait avoir un effet concret.

    La sélection des plantes par mutation au moyen de l’irradiation pourrait accélérer le développement de variétés de ma?s et de riz à haut rendement, qui ne prendrait plus que 3 à 5 ans. Cette technique est utilisée depuis des dizaines d’années dans le monde entier pour améliorer les cultures.

    Le tra?age isotopique de l’azote 15 pourrait aider les agriculteurs à optimiser l’utilisation d’engrais et, partant, à en accro?tre l’efficacité de 40 %, tandis que les techniques de radioanalyse pourraient renforcer les capacités nationales en matière de détection et de surveillance des contaminants et résidus.

    L’irradiation des aliments peut aussi contribuer à réduire les infestations après récolte et les infestations de produits emballés, améliorant ainsi la durée de conservation et la qualité des aliments.

    ? Les techniques nucléaires et isotopiques offrent des solutions uniques, précises et novatrices à certains problèmes parmi les plus récalcitrants ?, indique Najat Mokhtar, Directrice générale adjointe de l’AIEA chargée du Département des sciences et des applications nucléaires. ? Ces outils peuvent être adaptés pour répondre aux priorités du Bénin. ?

    Lors de la mission d’évaluation, les experts de l’AIEA et de la FAO se sont penchés sur les systèmes alimentaires du Bénin, notamment sur la production de ma?s et de riz. (Photo : N. Schloegl/AIEA)

    Faire fond sur le savoir-faire disponible

    L’équipe a examiné les possibilités d’intensifier l’appui apporté par l’AIEA et le Centre mixte FAO/AIEA des techniques nucléaires dans l’alimentation et l’agriculture et souligné qu’il était nécessaire de renforcer les capacités des établissements de recherche et des organismes de réglementation du pays, notamment de moderniser les laboratoires.

    Grace à des activités de coopération technique, le Bénin a mis en place l’insémination artificielle du bétail et utilise la technique de RT-PCR, qui est dérivée du nucléaire, pour détecter rapidement les maladies et pathogènes, comme la peste des petits ruminants et la salmonelle.

    Avec l’appui de l’AIEA, l’Université d’Abomey-Calavi s’est dotée de moyens d’appliquer des techniques isotopiques pour évaluer la pratique de l’allaitement et l’absorption du fer issu de l’alimentation. L’équipe a recommandé de renforcer les capacités de générer des données nutritionnelles supplémentaires aux fins des initiatives nationales.

    ? L’AIEA reste déterminée à aider le Bénin à tirer parti de la science nucléaire pour faire progresser la sécurité alimentaire ainsi que le développement humain et économique ?, a affirmé Hua Liu, Directeur général adjoint de l’AIEA chargé de la coopération technique.

    L’analyse isotopique peut aider les autorités béninoises à suivre l’origine et les trajectoires des polluants chimiques, améliorant ainsi la sécurité des produits issus de l’aquaculture destinés à l’exportation et au marché national. (Photo : R. Bou Khozam/AIEA)

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