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  • Najat Mokhtar, une passion de toujours au service de la science et d’autrui

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    D’étudiante en biochimie au Maroc à Directrice générale adjointe de l’AIEA chargée du Département des sciences et des applications nucléaires, Najat?Mokhtar a été guidée tout au long de sa carrière par sa curiosité, sa résilience et sa volonté de se servir des sciences pour améliorer des vies.

    Najat Mokhtar, Directrice générale adjointe de l’AIEA chargée du Département des sciences et des applications nucléaires, dans son bureau au Siège de l’Agence, à Vienne. (Photo : D. Calma/AIEA)

    L’AIEA présente les profils de ses employés pour donner une idée de la variété des parcours professionnels servant sa mission de l’atome pour la paix et le développement et pour encourager les lecteurs et lectrices, en particulier les femmes, à suivre une carrière dans les STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques) ou dans des domaines apparentés. Découvrez d’autres profils de?femmes à l’AIEA.

    D’étudiante en biochimie au Maroc à Directrice générale adjointe de l’AIEA chargée du Département des sciences et des applications nucléaires, Najat Mokhtar a été guidée tout au long de sa carrière par sa curiosité, sa résilience et sa volonté de se servir des sciences pour améliorer des vies. Son parcours – qui mêle nutrition, sciences nucléaires et politiques internationales – témoigne de sa conviction que l’éducation et la collaboration ont le pouvoir de transformer les choses.

    La résilience pour fondement

    La passion de Najat Mokhtar pour la science a amené cette dernière, qui a grandi au Maroc, à défier les attentes que l’on avait envers de nombreuses filles de sa génération. ? J’adorais comprendre comment les choses fonctionnaient ?, explique-t-elle. Deux forces ont fa?onné son parcours. D’une part, des enseignants qui ont été une véritable source d’inspiration pour elle et ont su déceler son potentiel et, d’autre part, la sagesse éternelle de sa grand-mère : ? Tu dois pouvoir t’en sortir seule – tout est possible. ?

    Ce caractère indépendant a été un atout tout au long de ses années à l’université, où elle a étudié la biologie et s’est spécialisée en biochimie et en science des aliments. Ses recherches sur le métabolisme et les effets de l’alimentation témoignent de sa fascination pour la science de la nutrition. Après sa licence, elle a obtenu un premier doctorat en France, puis un second (PhD) au Canada, où elle a étudié les liens essentiels entre les hormones et la nutrition – des travaux qui influenceront par la suite sa manière d’aborder les questions de santé publique.

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    Najat Mokhtar à l’ouverture de la 21? réunion du Groupe consultatif permanent sur les applications nucléaires, organisée au Siège de l’Agence, à Vienne (Autriche). (Photo : D. Calma/AIEA)

    Un saut dans l’inconnu

    Jamais Najat Mokhtar n’avait envisagé de travailler à l’AIEA. De retour au Maroc après son deuxième doctorat, elle était déterminée à s’attaquer au problème de la malnutrition et aux inégalités touchant les femmes en matière de santé dans son pays d’origine. ? Il n’y avait pas de programmes avancés de recherche en nutrition ?, précise-t-elle. Najat Mokhtar a été la première à proposer des programmes de master et de doctorat dans ce domaine. Elle est parvenue à sécuriser des financements et a collaboré avec des organisations internationales dans l’optique de renforcer les capacités.

    Sa carrière a pris un tournant inattendu lors d’un stage postdoctoral à l’Université Johns Hopkins, lorsqu’elle a découvert par hasard une offre d’emploi de l’AIEA. ? Je ne savais même pas quelle place la nutrition occupait dans le travail de l’AIEA ?, dit-elle. Elle a découvert que l’AIEA utilisait des techniques nucléaires, comme l’analyse des isotopes stables, pour suivre l’absorption des nutriments et la composition corporelle, deux éléments essentiels dans la lutte contre la malnutrition. Intriguée par cette approche innovante, elle a postulé et est rapidement devenue l’unique spécialiste de la nutrition à l’AIEA.

    ? C’était intimidant ?, avoue-t-elle. ? J’ai d? tout apprendre en partant de zéro, des applications nucléaires à la santé environnementale. Mais mes collègues ont été des mentors généreux, et j’ai posé une quantité innombrable de questions. ? Trouver un équilibre entre deux jeunes enfants, un déménagement dans nouveau pays et un nouveau r?le exigeant a mis à l’épreuve sa résilience. ? Mon mari a été mon roc ?, explique-t-elle. ? Sans son soutien, je n’aurais pas survécu à ces premières années. ? Pour elle, la capacité d’adaptation de sa famille, et l’environnement multiculturel enrichissant qu’offre Vienne, ont fa?onné la vision du monde qu’ont aujourd’hui ses enfants. ? Sortir de votre zone de confort vous transforme. C’est un cadeau. ?

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    Najat Mokhtar sur le stand de l’AIEA consacré à la sélection végétale et à la phytogénétique lors de la Longue nuit de la recherche 2024 au Centre international de Vienne. (Photo : D. Calma/AIEA)

    L’importance des mentors

    Si Najat Mokhtar est aujourd’hui Directrice générale adjointe, c’est à la fois grace à son esprit scientifique et à sa volonté de cultiver le talent. Elle se souvient encore parfaitement de sa professeure d’endocrinologie, qui a été la première à lui montrer ce que les femmes pouvaient accomplir : ? Elle était brillante, respectée et n’avait pas peur de s’affranchir des normes sociales. ? Ses directeurs de thèse lui ont quant à eux montré que l’excellence pouvait aller de pair avec l’humilité. ? Ils ont joué un r?le moteur pour des équipes de recherche entières tout en révolutionnant la science. ?

    Aujourd’hui, elle s’emploie à donner en retour en endossant le r?le de mentor, en particulier auprès des femmes et des jeunes. Elle est une fervente défenseuse du programme de bourses Marie Sk?odowska-Curie (MSCFP) de l’AIEA, qui vise à aider les jeunes femmes du monde entier en leur octroyant des bourses pour des études de master dans les domaines du nucléaire. Najat Mokhtar échange régulièrement avec les bénéficiaires de ce programme. ? Voir des étudiantes de pays du Sud exceller dans des disciplines scientifiques, ou des femmes prendre la tête de projets auxquels elles n’avaient autrefois pas accès, voilà ce qui compte ?, affirme-t-elle.

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    Najat Mokhtar contr?le l’avancement des travaux des laboratoires des sciences et des applications nucléaires de l’AIEA à Seibersdorf (Autriche).  (Photo : Dean Calma/AIEA)

    Un héritage durable

    Aux yeux de Najat Mokhtar, sa plus grande réussite réside dans les changements concrets qu’elle a aidé à amener – tels que des progrès en matière de sécurité nutritionnelle dans le monde, la création de programmes de renforcement des capacités dans les disciplines des STIM ou encore voir des femmes qu’elle a encadrées dans le programme MSCF diriger des laboratoires.

    ? Quand je me rends dans des états Membres, que je vois des étudiants appliquer ces méthodes ou que je rencontre des femmes qui dirigent des projets où on ne leur laissait auparavant aucune place, c’est là que je vois combien notre travail est important ?, dit-elle d’une voix empreinte de conviction.

    Sa capacité à prendre des risques et à rester ouverte aux nouvelles expériences la guide dans ses conseils aux jeunes scientifiques : ? L’inconnu n’est pas un obstacle, c’est là que commence le vrai travail. Si j’étais restée dans les limites attendues, je n’aurais jamais découvert comment la science nucléaire pouvait aider à résoudre les problèmes de malnutrition qui me tiennent à c?ur. ?

    La vision de Najat Mokhtar pour l’avenir est à l’image de son propre parcours : créer des systèmes qui perdurent au-delà de l’individu. Elle plaide en faveur de programmes de formation pérennes permettant aux pays d’adapter les technologies nucléaires à l’évolution de leurs besoins, et défend ardemment les initiatives comme le programme Lise Meitner qui font tomber les obstacles auxquels se heurtent les femmes dans les STIM. ? Les vrais progrès commencent lorsque nous cessons de créer des occasions uniques et commen?ons à construire de véritables systèmes d’accès ?, conclut-elle.

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    Les boursières du MSCFP à l’occasion d’un dialogue constructif avec la Directrice générale adjointe chargée des sciences et des applications nucléaires, Najat Mokhtar. Les participantes ont pu discuter des défis auxquelles elles faisaient face, de leurs aspirations et de leurs divers parcours académiques et professionnels. (Photo : S. Ramirez/AIEA).

    L’engagement de l’AIEA en faveur de l’égalité femmes-hommes

    L’AIEA est déterminée à respecter l’égalité femmes-hommes et à aider toute personne, quel que soit son genre, à contribuer en toute égalité à ses programmes et activités et à en bénéficier. à cette fin, elle s’efforce de parvenir à une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein du Secrétariat et de prendre en compte les questions de genre dans ses programmes et activités.? 

    L’AIEA a en outre lancé le programme de bourses Marie Sk?odowska-Curie pour aider les futures générations de professionnelles du nucléaire à suivre un master dans des domaines y afférents. Le programme Lise Meitner vise, quant à lui, à proposer aux femmes en début et en milieu de carrière des formations dans des installations nucléaires durant plusieurs semaines.  

    Découvrez-en plus sur les efforts de l’AIEA en matière d’égalité des genres ou présentez dès maintenant votre candidature pour un poste vacant, un stage ou une liste de réserve.

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