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  • Une base de données de l’AIEA sur la nutrition révèle que la véritable cause de l’obésité est l’alimentation, et non le manque d’exercice

    L’augmentation de l’apport calorique, plut?t que la diminution de l’activité physique, est le principal facteur qui provoque l’obésité dans les sociétés aisées. C’est ce qui ressort d’une base de données sur la nutrition gérée par l’AIEA.

    à partir de données tirées de la base de données de l’AIEA sur l’eau doublement marquée, des scientifiques du monde entier ont conclu que l’augmentation de l’apport calorique était le principal facteur qui entra?nait l’obésité. (Photo : Flotsam/Shutterstock)

    Les données rassemblées dans une des bases de données de l’AIEA sur la nutrition ont permis de montrer que la cause principale de l’obésité dans les sociétés aisées était l’augmentation de l’apport calorique, et non la diminution de l’activité physique. 

    Il ressort d’un nouveau projet de recherche, auquel ont participé plus de 50 établissements de 19 pays, que l’augmentation de l’apport calorique, plut?t que la diminution de l’activité physique, est le principal facteur qui entra?ne l’obésité dans les sociétés industrielles.

    Cette étude, qui a récemment donné lieu à la publication d’un article scientifique dans les Comptes rendus de l’Académie nationale des sciences des états-Unis, remet en question l’idée selon laquelle la diminution de l’activité physique contribuerait à l’augmentation de l’obésité qui est associée au développement économique. 

    ? On essaye depuis des décennies de comprendre les causes profondes de la crise de l’obésité dans les pays développés sur le plan économique, mais l’importance relative de l’alimentation et de l’activité physique demeurait incertaine ?, souligne Herman Pontzer, professeur d’anthropologie évolutionnaire et de santé mondiale à l’Université Duke et coauteur de l’article. ? La base de données de l’AIEA sur l’eau doublement marquée a non seulement permis de mettre ces idées à l’épreuve dans le cadre d’une collaboration mondiale, mais aussi de lever l’incertitude entourant une question pressante de santé publique. ? 

    L’ampleur croissante de l’obésité dans le monde

    Au cours des 30 dernières années, l’obésité a plus que doublé chez les adultes et a quadruplé chez les adolescents. Elle touchait près d’une personne sur huit dans le monde en 2022. Il s’agit d’une maladie chronique et complexe qui se caractérise par un excès de graisse corporelle et qui accro?t le risque de contracter des maladies non transmissibles telles que le diabète, les maladies cardiaques et le cancer. Alors qu’elle a fortement augmenté au sein des populations industrialisées, l’obésité reste peu fréquente dans les communautés traditionnelles et agricoles. Ce contraste est généralement attribué à une plus grande activité physique chez ces dernières.? 

    L’obésité découle essentiellement d’un déséquilibre entre les calories consommées et l’énergie dépensée par l’organisme. Deux facteurs sont souvent mis en cause par les spécialistes de la santé publique : la suralimentation et le manque d’activité physique. Cependant, l’influence que l’un et l’autre exercent véritablement fait toujours débat, car un niveau d’activité plus faible ne correspond pas nécessairement à une dépense énergétique moins importante au cours d’une journée. 

    En outre, le manque de données fiables et variées sur l’apport calorique, la dépense énergétique et la composition corporelle a entravé la recherche en la matière. Les études menées précédemment ont cherché à faire avancer le débat, mais la plupart se focalisaient sur les populations non industrialisées, ne comportaient pas de mesures de la graisse corporelle ou reposaient sur des informations limitées provenant de données sur la consommation au niveau national et d’enquêtes.?? 

    Afin de combler cette lacune, 68 chercheurs ont mis à profit la base de données de l’AIEA sur l’eau doublement marquée, qui rassemble les mesures de la dépense énergétique recueillies dans le monde à l’aide d’une technique faisant appel à des isotopes stables appelée ? technique de l’eau doublement marquée ?. Cette base de données, qui contient des points de données dans 45 pays différents, avait déjà été utilisée par des scientifiques en vue de mener des travaux de recherche novateurs sur le métabolisme énergétique humain, de mettre au point une équation prédictive permettant d’estimer l’exactitude des autoévaluations, et d’étayer la réévaluation actuellement en cours des besoins énergétiques humains.? 

    Les causes de l’obésité scrutées à la loupe

    Les chercheurs ont analysé les mesures prises sur 4 213 adultes agés de 18 à 60 ans et répartis sur 6 continents, représentatifs de 34 groupes de population vivant dans différents contextes économiques et ayant différents modes de vie. Ils ont constaté une dépense énergétique plus élevée (liée à l’activité physique et en général) chez les populations des économies plus industrialisées. Or, une fois les données ajustées en fonction de la plus forte corpulence de ces populations, la dépense énergétique ne diminue que légèrement, ce qui ne suffit pas à expliquer l’augmentation globale de l’indice de masse corporelle et du pourcentage de masse grasse associée au développement économique. Tout au plus, seuls 10 % de cette augmentation pourraient être attribués aux différences constatées en matière de dépense énergétique entre les groupes. C’est donc plut?t l’apport énergétique, que les chercheurs ont estimé à partir de mesures de la dépense énergétique totale et des fluctuations du poids, qui a été désigné comme facteur principal de l’obésité.??

    ? Pour les professionnels de la santé publique et les spécialistes de la nutrition, ces conclusions apportent un nouvel éclairage sur l’importance de l’alimentation. Il est probable que les politiques visant surtout à favoriser une meilleure alimentation et à réduire la consommation d’aliments ultratransformés et caloriques permettent de lutter plus efficacement contre l’obésité que celles qui sont uniquement axées sur l’augmentation de l’activité physique ?, explique Cornelia Loechl, cheffe de la Section des études de nutrition et d’écologie sanitaire, au sein de la Division de la santé humaine de l’AIEA, et coautrice de l’article. ? Plus globalement, ces conclusions démontrent l’utilité des travaux de recherche scientifique qui sont rendus possibles par les bases de données de l’AIEA sur la santé humaine. ?? 

    Depuis sa parution, l’article a été consulté plus de 72 000 fois et mentionné par plus de 165 médias internationaux. 

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